Des gyropodes pour les policiers de Toulouse

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Société. Le gyropode électrique sera testé dès le 11 février en centre ville.

Après l’auto, la camionnette, la mobylette et le vélo, c’est sur un gyropode que la police municipale va bientôt se déplacer.

Comme à Nice, Cagnes-sur-mer ou Lyon, les policiers toulousains, juchés sur un engin proche cousin de la trottinette, vont prendre 20 centimètres de hauteur. Grâce à une batterie électrique offrant une autonomie de 37 kilomètres, ils se déplaceront aussi vite que s’ils courraient, soit une vitesse maximum de 20 km/h. Pour ce test, limité au centre ville toulousain, la mairie a acheté deux gyropodes à l’entreprise Segway France qui les commercialise dans l’hexagone depuis 2006. Coût unitaire : 7 190 € TTC. « J’ai expérimenté le gyropode, c’est super », commente simplement Jean-Pierre Havrin, adjoint au maire en charge de la prévention, de la sécurité et de la police municipale. « On peut aller vite, exécuter des manœuvres serrées et, comme on est plus grand, la vision est très intéressante.

« 7 fois plus de terrain couvert »
Pour un patrouilleur, c’est sept fois plus de terrain couvert qu’à pied et c’est un moyen de contact plus sympa », s’enthousiasme encore l’élu qui n’a pas peur qu’on classe le nouveau véhicule au rang de gadget. « Ce que je cherche c’est l’efficacité. L’important est de pouvoir couvrir du terrain, avoir un engin techniquement fiable et non polluant. Tout le reste, c’est de la mauvaise foi », souligne encore ce dernier en référence aux réserves émises par les membres de l’association « Agir pour l’avenir des Toulousains ». Depuis quelques semaines, cinquante policiers municipaux ont été formés à la conduite du gyropode. « C’est pratique, maniable, on peut rouler sur les trottoirs et l’autonomie est importante. C’est très bien pour le centre ville. Je suis agréablement surpris. Il reste à voir à l’usage », glisse Didier Cabanié, du syndicat UNAPM (Union nationale des agents de la police municipale). « Le gyropode pourrait avoir le même effet qu’une brigade équestre pour le contact avec le public. C’est un outil moderne, rare, qui attire le regard. Grâce à lui on peut se déplacer rapidement et loin sans se couper du public. Il est aussi plus maniable qu’un VTT et fatigue moins les agents », souligne de son côté Jacques Andral directeur de la police municipale.

Top départ le 11 février autour du Capitole.

 

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